calcul déclaration trimestrielle

Calculer facilement sa déclaration trimestrielle quand on est auto-entrepreneur

26 février 2026

Si vous êtes propriétaire d’une petite entreprise, la mise à jour de Pôle Emploi peut rapidement devenir un parcours d’obstacles 👀. Quand devez-vous communiquer vos informations ? Que devez-vous savoir si vous êtes un employé parallèle ? En réalité, les étapes varient selon la situation. Nous vous expliquons tout dans ce tutoriel détaillé !

Auto-entrepreneurs et chômage : quelles sont les règles d’accumulation ?

Avant d’aller plus loin, il convient d’avoir en tête ceci : le calcul de l’ARE (allocation chômage) dépend de la date à laquelle votre micro-entreprise a démarré. Les possibilités de cumul micro-entreprise et indemnités chômage sont nuancées selon votre parcours.

Déroulons ensemble les différents cas pour y voir plus clair :

Vous avez débuté votre micro-entreprise après la perte de votre emploi

Ici, le cumul est partiel : vos revenus d’auto-entrepreneur entrent dans le calcul de l’allocation chômage. Le principe est limpide : plus votre chiffre d’affaires grimpe, moins le montant de votre ARE est élevé, car Pôle Emploi retire une part correspondant à ce que vous avez encaissé grâce à votre micro-entreprise. À l’inverse, aucun chiffre d’affaires = ARE complète.

Ne passez pas à côté d’un point fondamental : le total entre votre ARE et les revenus indépendants ne dépassera jamais votre salaire journalier de référence (SJR), fixé par Pôle Emploi à partir de la moyenne de vos revenus des 12 mois précédant votre inscription.

Vous exerciez déjà en micro-entreprise avant d’être au chômage

Si votre activité était lancée avant la rupture professionnelle, tout change : vos revenus de micro-entrepreneur ne sont pas comptabilisés dans le calcul de l’ARE. Vous touchez vos allocations chômage en parallèle de votre activité, aucun impact négatif sur le montant. Deux mondes qui coexistent, sans empiéter l’un sur l’autre.

🚨 À retenir : Même quand vos revenus de micro-entrepreneur ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’ARE, la déclaration à Pôle Emploi reste obligatoire.

La manière de déclarer dépendra simplement de votre option auprès de l’URSSAF, mensuelle ou trimestrielle.

Vous déclarez votre chiffre d’affaires à l’URSSAF tous les mois

Voici le cheminement à respecter pour l’option mensuelle :

Première étape : Connectez-vous à votre espace Pôle Emploi

La fin de chaque mois marque votre rappel : actualisez votre situation sur le site Pôle Emploi (accessible jusqu’au 15 du mois suivant) via l’espace « Candidat ». Entrez vos identifiants, cliquez sur « Mettre à jour ».

Deuxième étape : Déclarez les informations relatives à votre activité

On vous demandera alors :

  • Le nombre d’heures travaillées : Vous devez l’estimer pour votre micro-entreprise. Dans certains cas, selon l’agence ou la région, il faut déclarer « 0 » ou « 151 ». Pour éviter de se tromper, mieux vaut interroger son conseiller référent.
  • Votre revenu mensuel brut : Ici, vous devez soustraire l’abattement à votre chiffre d’affaires. Prévoyez 34 % de forfait pour les professions libérales, 50 % pour les prestations de services, 71 % pour la vente de marchandises.

Un exemple : vous êtes en profession libérale et avez encaissé 1800 € en novembre. Vous indiquez donc 1188 € (1800 – 34 %) en « revenus bruts ». On ne demande jamais le montant du chiffre d’affaires brut. Pensez à ne déclarer que ce que vous avez réellement perçu ce mois-ci, pas ce qui est facturé mais non encaissé. Si vous combinez micro-entreprise et salariat, additionnez soigneusement le nombre d’heures et les revenus.

Troisième étape : Renseignez les autres demandes d’informations

Pôle Emploi vérifie vos périodes éventuelles d’arrêt maladie, congé ou autres revenus (retraite, par exemple). Vos réponses peuvent ajuster le montant de l’ARE.
Quand la question « Êtes-vous toujours à la recherche d’un emploi ? » apparaît, il faut systématiquement cocher « oui ». Ne pas le faire expose à une suspension des droits.

Quatrième étape : Envoyez les justificatifs demandés

Pour finaliser, il faut adresser votre relevé de chiffre d’affaires. Voici comment procéder :

  • Effectuez la déclaration sur autoentrepreneur.urssaf.fr ;
  • Téléchargez le justificatif généré par le site ;
  • Et transmettez-le à Pôle Emploi via votre espace personnel.

Plus tôt le certificat URSSAF est expédié, plus vite les allocations arrivent. Dans la majorité des cas, un acompte de 80 % de l’ARE est avancé, puis le dossier est régularisé une fois les documents traités.

🧠 Astuce : Si vous venez d’ouvrir votre micro-entreprise tout en touchant l’ARE, optez pour la déclaration mensuelle côté URSSAF. Cela réduit considérablement l’attente pour le versement des indemnités. Déjà lancé ? Vous avez le droit de demander le changement de périodicité de déclaration auprès de votre URSSAF.

Vous déclarez votre chiffre d’affaires à l’URSSAF tous les trimestres

La déclaration trimestrielle auprès de l’URSSAF ne change rien à un impératif : l’actualisation Pôle Emploi demeure chaque mois, sans exception.

Pour actualiser votre situation, gardez bien ceci en tête :

  • En cas de salariat en parallèle : Renseignez le nombre réel d’heures travaillées comme salarié, ainsi que votre rémunération brute. À ce stade, ne touchez pas à vos revenus de micro-entrepreneur.
  • Pour les 100 % micro-entrepreneurs : Indiquez le volume horaire estimé pour votre activité, puis indiquez « 0 » dans la case « Salaire ».

Côté justificatifs, il faut attendre d’avoir accès au relevé de chiffre d’affaires URSSAF. Une fois reçu, téléchargez-le et transmettez-le par votre espace personnel, pour accélérer le traitement. Si vous êtes également salarié, il sera nécessaire de joindre les fiches de paie du trimestre.

Avant la réception du justificatif, attendez-vous à recevoir une avance équivalente à 70 % de l’ARE. La suite vient après transmission du certificat URSSAF.

Si une question ou une zone grise subsiste, il n’y a rien de tel que d’échanger avec son conseiller Pôle Emploi : chaque situation possède ses subtilités.

Au fil des actualisations, l’angoisse des premiers mois laisse place à une routine gérable. Jongler entre chiffres, cases à remplir et justificatifs finit par devenir une seconde nature, et ce casse-tête administratif n’entrave bientôt plus la marche de l’auto-entrepreneur. Qui a dit que la régularité ne s’apprenait pas ?

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